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Léxique

Espagnolette:

Cet appareil destiné à la fermeture des croisées est ainsi nommé, dit-on, parce qu’il nous vient d’Espagne.

Il consiste en une tige verticale, ornée d’embases et fixée par des colliers à écrous appelés lacets; ses extremités sont à crochets pour s’engager dans les dormants de la croisée. L’espagnolette fonctionne au moyen d’une poignée qui s’agrafe dans un support à charnière. La tige est parfois munie de pannetons pour fermer les volets intérieurs.

Il y a des espagnolettes de modèles plus ou moins richement ornés. Les poignées sont évidées à feuilles, à la grecque, d’étoiles, etc. Leur garniture peut être en cuivre.

  • L’espagnolette de porte cochère est semblable à celle des croisées, mais plus forte et d’une exécution soignée. Elle est généralement terminée par un verrou dans le bas, et sa poignée ferme au moyen d’un auberon dans une serrure.
  • L’espagnolette à poignée verticale est une fermeture qui fonctionne comme les espagnolettes, mais ne comporte pas de support.

Jetez un coup d’œil sur nos modèles d’espagnolettes en fer forgé ainsi qu’en bronze.


Crémone:

Cette fermeture remplace l’espagnolette et est considerée comme étant plus commode. Toute crémone dite à double mouvement est composée: de la tige, du boîtier ou boîte, du bouton, de deux gâches et de deux et plusieurs coulisseaux.

  • Il y a des crémones de tout modèle, avec garnitures en fonte ou en cuivre; on peut les dorer, les argenter.
  • D’autres crémones se ferment à clef; elles sont destinées aux portes cochères, etc.

Les crémones, que l’on croit d’invention moderne, sont, au contraire, des fermetures anciennes. Il en existe encore dans nos anciens châteaux qui datent du moyen âge. Il est bien entendu que leur méchanisme a été grandement modifié depuis.

Veuillez voir notre collection de crémones fer forgé ainsi que de jolies crémones bronze.


Charnière:

C’est la partie d’un couplet qui se meut autour d’une broche; dans une boîte de montre c’est la partie qui tourne sur une broche en ouvrant et fermant.

La charnière se compose d’une broche et de l’extremité de deux morceaux de métal, arrondie pour embrasser la broche, ces deux extremités s’integrènt l’une dans l’autre.

Il y a des charnières longues ou en feuilleure, carrées, à pans, en cuivre, à noeuds carrés. Ces dernières, pour bien affleurer les bois; à section droite, à hélice, pour faire retomber les portes seules; à boules, à briquets, à trappe, à noeuds soudés; ce sont des charnières forgées que l’on emploie pour ferrer les trappes, les volets des boutiques, etc.

  • Charnière à tête de compas: pour ferrer les échelles.
  • Charnière à noeud de compas: on en fait usage pour les vantaux brisés des grilles, elle a la forme de la tête d’un compas.
  • Charnière à dégonder: faite en forme de paumelle.

Jetez un coup d’œil sur les différentes tailles des charnières que nous réalisons le plus souvent.


Targette:

C’est un petit verou fonctionnant entre deux picolets ou dans une boîte, et fixé sur une platine dont il prend le nom, ronde, carrée, etc.

Les targettes sont en fer, ordinaires, renforcées, à patère, à piédouche, ou en cuivre, à pêne couvert, à pêne rond, etc.

Elles se ferment dans des crampons à patte, à pointe, etc., et dans des gâches de diverses formes. Il y a aussi des targettes de riches modèles ciselées et dorées.

  • Targette à valet: elle porte un arrêt de pêne qui la ferme plus sûrement.

La targette a été travaillée avec beaucoup de goût par les anciens serruriers. Les plus simples étaient découpées à panaches, à croissant, en feuilles de persil, etc. Les plus riches étaient repoussées, gravées, ciselées, recouvertes de symboles, d’armes, de chiffres, etc.

Découvrez de quels modèles des targettes sont fiers nos forgerons.


Loquet:

C’est une fermeture de porte qui se compose du battant, du bouton à bascule ou de la boucle, il se pose avec des vis et se ferme dans un mentonnet; loquet est une petite serrure.


Loqueteau:

C’est une sorte de petit loquet destiné aux châssis, aux persiennes, aux vasistas.

Les loqueteaux sont en cuivre, en fer, en fonte. Il y en a à pompe, à baril, suivant la forme de leurs ressorts.

  • Loqueteau coudé: dont la pêne est coudé.
  • Loqueteau à douille: dont la boîte est en forme de douille.
  • Loqueteau à anneeu, à boule: dont la pêne est terminé par un anneau, par une boule.
  • Loqueteau à mentonnet: dont le pêne a cette forme. 
  • Loqueteau à chapeau: dont la platine est arrondie.

Consultez notre catalogue de loqueteaux.


Verrou:

Fermeture verticale ou horizontale en fer composée d’un pêne glissant dans les picolets montés ou non sur une platine.

  • Le verrou à ressort  est muni d’un bouton; son pêne est garni en dessous d’un ressort à paillette; suivant sa force, il est designé sous les noms de verrou léger, quart-placard, demi-placard, placard, extra-placard. Il peut être à arrêt à vis, sur champ, à tige demi-ronde, à boîte ou socle en cuivre ou en fonte, etc.
  • Le verrou de sûreté est une sorte de serrure composée d’un seul pêne que l’on peut faire agir du dedans sans le secours de la clef. Il y en a en gorges mobiles, à pompe, etc.

Veuillez voir ce que nous vous proposons dans la collection de verrous.


Bouton

Le bouton est un objet de métal, propre à recevoir la pression de la main, faisant mouvoir avec le pouce pour ouvrir ou fermer verrous, targettes, portes, etc. 

  • Il en existe plusieurs types: le bouton en olive très populaire, le bouton de tirage qui est fixe sur écrou, le bouton double qui fait agir l’une des pièces des serrures, le foliot; le bouton à bascule du loquet qui fait agir cette fermeture; le bouton en bascule fait aussi mouvoir une petite bascule et ferme les armoires.

Enfin, les verrous, les fléaux, les targettes ont des boutons ainsi que les crémones, les poignées d’espagnolette, etc.


Entrée de serrure

C’est l’ouverture par laquelle la clef entre dans la serrure. C’est en fait un morceau de métal carré ou rond ou de toute autre forme, découpé, orné, doré, ciselé, sculpé etc., que l’on place sur le bois de la porte, de meuble fermé par une serrure, au droit du passage de la clef. C’est une petite plaque qui décore l’endroit.


Fiche:

En serrurerie, c’est une espèce de gond qui porte une lame qu’on enfonce dans le bois comme un tenon; c’est ce gond qui fait la fiche. On en ferre des croisés, des portes, des châssis, etc.

On connaît plusieurs types de fiches:

  • fiche à broche à bouton est une sorte de gond à charnières, tous les noeuds sont enfilés par une seule et même broche
  • fiche à vase n’a que deux lames et deux charnons terminés haut et bas par un petit ornement qui a du rapport avec la forme de la vase
  • fiche de brisure qui est une fiche à noeuds qu’on met aux brisures des ouvrages brisés en plusieurs parties.
  • fiche à chapelet qui est une fiche dont les noeuds sont nombreux et tous enfilés avec la même broche.

Jetez un coup d’œil sur nos modèles de fiches de tailles différentes.


Penture:

C’est une ferrure qui se compose d’un oeil et d’une branche et qui pivote sur un gond.

Il y a plusieurs sortes de pentures:

  • La penture ordinaire destinée aux portes de cave.
  • La penture à vollet élargi qui est mieux faite et se pose très souvent dans une entaille.
  • La penture à flamande a deux branches qui embrassent l’épaisseur de la porte ou de la fenêtre, coffre, caisse, etc. Les trous de ces branches se correspondent, et on les attache avec des clous qu’on rive et qu’on fraise, pour assurer leur inviolabilité.

Les oeils des pentures peuvent être ornés de boules; elles se fixent avec des clous, des boulons, des clous rivets, des vis.

Nos forgerons réalisent de nombreux types de pentures, consultez notre catalogue.


Poignée, main-tournante

La poignée est un objet que l’on prend à la main et qui sert à enlever, à tirer ou à ouvrir divers objets. Il y en a de plusieurs espèces.

Soit une branche de fer en forme d’anse, verticale ou horizontale, mobile ou fixe; soit la poignée d’espagnolette qui est la pièce qui agit comme un levier pour tourner la triangle.


Sources:

M. Le Comte de Grandpré, Manuels-Roret - Manuel théorique et pratique du serrurier - 1827-2006;

François Husson, Manuel du serrurier - 1904-2006, A l’usage des écoles professionnelles et des ouvriers.


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